10.04.2006

La critique littéraire (1)

J'eus récemment la fâcheuse idée d'acheter un roman policier français. Je ne m'en veux pas d'avoir dépensé quelques précieux euros dans un polar. Non. Encore moins dans un polar français. Non plus. Mais je regrette d'avoir dilapidé mon budget dans ce polar-ci, dont je tairais décemment le titre. Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'un livre de Manchette, de Pouy, de Raynal, de Dard, ou de Jonquet.

Je citerai volontiers les critiques mentionnées sur la quatrième de couverture.

"(...) Lauteur marche (...) dans les traces des auteurs de thrillers tels que Grangé, Coben, ou Crais."
N.F. - Encre Noire

"les Anglo-saxons sont les maîtres incontournables du roman policier. Pour notre plus grand plaisir, un français parait capable de leur tailler des croupières : Lauteur."
René Deruyk - La voix du Nord

Vous comprendrez que ne désirant pas mettre l'écrivain dans l'embarras, j'ai remplacé son nom par Lauteur.

Dans ce roman paru en édition de poche, on retrouve les meilleurs (pires ?) poncifs du roman policier. Certaines expressions semblent sortir directement des feuilletons d'aventures du 19ème siècle ayant rendu Rocambole célèbre. Le texte est un mélange d'argot et d'expressions pompeuses inadaptées à ce genre de récit. Heureusement, l'intrigue est tellement bien ficelée que le vrai coupable est démasqué à la fin. Mais l'auteur aura eut le temps d'emmener le lecteur dans d'autres fausses pistes cousues de fil blanc. A signaler le superbe artifice littéraire qui consiste à employer le rêve comme solution à une situation dramatique. Juste avant l'épilogue.

Que de mauvais livres soient édités, nous en sommes tous conscients. Que des critiques soient à côté de leurs pompes aussi. Mais tromper le lecteur de façon aussi éhontée est inadmissible.

Je ne vais pas en rester là, mes p'tits gars. J'me vais vous les critiquer, moi, les critiques.

(...)

09.04.2006

Publicité gratuite : Lire Spécial Polar

Dans vos kiosques, mais aussi en ligne sur le site de la revue Lire.

28.03.2006

Revue et association de littérature policière

Shanghaï-Express se définit comme un nouveau magazine populaire sur le roman noir, l'actualité, le fait divers et le polar, à la manière de l'Ellery Queen's Mystery Magazine et l'Alfred Hitchock's Mystery Magazine. Le N°2 parait le 28 mars 2006 (Interviews, chroniques, inédits, feuilletons.. ). N'hésitez pas à vous abonner !

813 est la première association européenne d'amateurs de littérature policière. Tous les ans, lors de l'assemblée générale, les adhérents votent pour l'attribution de trophées aux meilleurs romans policiers francophones.

28.02.2006

Nouvelles policières

Vous trouverez désormais, à intervalles irréguliers, quelques quelques textes courts parus sur le forum de Pol'Art Noir, et dont j'ai le triste privilège d'être l'auteur. Premier de la série, sans doute avec beaucoup de défauts de jeunesse : "Bienvenue à Loch Guemener".

Vous remarquerez la lourdeur de la pompeuse première phrase. Ainsi que la superbe technique littéraire qui me permet de remplacer "nouvelle" par "texte court". Si avec tout ça vous n'avez pas envie d'en lire plus...

12.02.2006

Quelques mystères élucidés ?

Le Vatican aurait en partie financé Solidarnösc via des comptes off-shore avec le soutien de la CIA. On aurait pu s'en douter.

Moins évident :
- Le chauffeur de Lady Di et de Dodi Al Fayed aurait été à la solde du Mossad.

- Robert Maxwell aurait financé le Mossad en puisant dans les caisses de ses journeaux.Il serait décédé après avoir réclamé un remboursement.

A lire dans  "Histoire secrète du Mossad de 1951 à nos jours" de Gordon Thomas aux Editions du Nouveau Monde


 

03.02.2006

Graines de Noir

Une maison d'édition (Krakoen) et un bouquin pour lesquels j'ai un petit faible. Allez savoir pourquoi...

28.10.2005

Robert Littell

Un gros poil dans la main pour vous parler de Robert Littell. Mais vous n'y perdez pas au change, puisque voilà un excellent interview d'un de mes auteurs fétiches. 

"Mon propre frère est persuadé que je suis un agent de la CIA. » Pas un cil, pas une ride, pas un cheveu du brushing argenté de Robert Littell n'a bougé, malgré le vent qui rafraîchit la terrasse du café de Brive-la-Gaillarde (Corrèze). A peine si, en lâchant cette confidence, le maître du roman d'espionnage a retenu un imperceptible sourire. Sang-froid du professionnel qui dévoile une demi-vérité pour mieux détourner les soupçons ? Truc publicitaire pour entretenir le mystère ? Ou bien lassitude d'être toujours confondu avec les personnages de ses livres ?

..."

12.09.2005

Stanislas André Steeman

Stanislas André Steeman est né à Liège le 23 janvier 1908. Plus intéressé par la bande dessinée que par ses études, il débuta dans la vie en écrivant des œuvres légères pour divers journeaux (Sourire, Fantasio, Rire, …). Mais, s'apercevant de son jeune âge, ses employeurs mirent fin à leur collaboration ! A seize ans, il entra comme reporter dans des journeaux belges et entama sa carrière d'écrivain policier avec un de ses collègues, Sintair (Herman Sartini). En 1931, il fut récompensé pour son roman "Six homme morts". Installé en France juste après la seconde guerre mondiale, mais souffrant d'une angine de poitrine depuis plusieur années, il décède en 1970 à Menton.

Sa production est importante et de qualité avec plus d'une quarantaine de romans qui n'ont rien à envier aux Dix Petits Nègres ou au Mystère de la Chambre Jaune.
Bien ficelées, ses intrigues connaissent souvent des dénouements inattendus qui ont fait le bonheur des scénaristes de cinéma, même si Steeman n'en approuvait pas toujours l'adaptation : L'Assassin habite au 21, le Dernier des Six, Quai des Orfèvres, par exemple.
Quelques personnages récurrents parcourent ses livres dont Wenscenlas Vorobeïtchik qui dénonce son propre père dans "La morte survit au 13" (oups, je l'ai dit !...).

L'inspecteur Malaise (Le Mannequin assassiné, issu du scénario d'un film qui ne fut jamais tourné) n'est pas sans évoquer le commissaire Maigret, dont Steeman connaissait bien le créateur.

Quelques compléments sur le site de René Barone, ou sur Wallonie en Ligne, notamment.

10.09.2005

Philippe Carrèse

Je ne sais pas pourquoi, en relisant ma note sur les déboires hémodynamiques de nos hommes politiques, j'ai repensé à Philippe Carrèse, auteur notamment de romans policiers marseillais (Trois jours d'engatses, Le Bal des Cagoles. Conduite accompagnée). Humour décalé, auto dérision, nous sommes loin d'Izzo, mais son univers est très plaisant.

Définitions marseillaises (injures sexistes qui n'engagent que celui ou celle qui les profère) 

Pétasse : poufiasse maigre

Poufiasse : pétasse grosse

03.09.2005

Martin Cruz Smith

Né en 1943 en Pennsylvanie d'une mère chanteuse d'origine indienne et d'un père musicien de jazz. Il est diplômé de littérature de l'Université de Pennsylvanie. Il commença sa carrière comme journaliste et pigiste. Son premier roman, Gorki Park (1981) qui fut porté à l'écran (William Hurt tenant le rôle de Renko) , fut tiré à un million d'exemplaires. Il y introduit un policier désabusé, fils d'un haut dignitaire soviétique. Face au succès de son personnage, Martin Cruz Smith nous gratifia de L'Etoile Polaire (1990), Red Square (1994) et Havana Bay (2000)

Un interview de Martin Cruz Smith sur The Salon Interview.

 

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